février 2012
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Priere du corps malade
Qu’y a-t-il ? Qu’est-ce qui se passe ? Dis-moi ce qui peut bien traverser ta gorge pour que tu restes ainsi muette ! Je ne me souviens plus. Je ne sais pas qui a fait le premier pas, en premier. Qui a posé ses lèvres sur celles de l’Autre. Je ne sais pas. Je suis en train d’errer. Toujours. Sur la feuille comme une écriture qui cherche à s’accomplir au fil des lignes, malgré...
Je ne donne rien
Je ne donne rien. Rien. Rien de plus que ce que je dois au monde.
Je ne te dois pas la vie. Mais l’envie de vivre. C’est un juste retour des choses.
La valse nocturne soudain attrape ceux qui s’adorent. La lumière n’est jamais vraiment éparse, je te l’assure. Je ne retiens rien. Ce qui me traverse suffit.
Parce que, parfois, il m’arrive de ne plus savoir quoi...
octobre 2011
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Palais de glace, Tarjei Vesaas
Le bruit l’entraîne dans une sorte de surréalité qui dépasse le jour, la nuit, la conscience.
(Voire même son sourire)
J’ai fait un exposé sur ce livre ce matin. C’est tellement beau et tragique, ralala :)
“Laissant tomber le miroir, elles se regardaient, le visage rouge et confus. Dans leur rayonnement réciproque, elles ressentaient un indicible moment d’union.
...
septembre 2011
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Pensées suédoises...
Là-bas… Le son est encore perceptible, rien ne lui est semblable. Personne ne me croit quand je dis que je peux parler au vent.
Je crois que j’ai compris. Au fond, on est vraiment un créateur que quand on n’a plus rien à dire. Ecrire la vie pour ce qu’elle a d’exemplaire est un devoir qui ne sied pas à beaucoup d’Hommes, et il les astreind souvent à ne pas...
août 2011
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Flya
A l’avant de ce mince pan de terre, les terriens batifolent, et luisent, dans la nuit brûlante, les dévergondages sur les embarcadères. L’art n’avait pourtant rien gravé, mais les voix assombries des platanes apaisaient la lune de leurs murmures. Bien.
Et on sourit encore parce qu’on se dit qu’ainsi va le monde.
Le dernier jour, je m’en souviens, aurait pu...
Irminsul complaint 1
On recouvre ton visage de ces jolies paroles dont on ne sait plus quoi faire.
Apprends à avancer en aveugle, sous les palpables lueurs célestes aujourd’hui fondues en ténèbres invisibles.
Tu dis que je n’avance plus, mais toute ma vie j’ai été une idole, une statue, figée dans une image extatique qu’à présent je libère dans l’immensité de l’espace. Dans un...
Soirée stellaire
Ca me coupe le souffle, à chaque fois. Puis ça me prend au coeur, les battements s’accélèrent, une sorte de paroxysme est enfin atteint, et je ressens la redescente de ma tension comme un bienfait libérateur. Jamais, jamais je ne comprendrai comment les étoiles peuvent être aussi belles, et inexplicables.
J’ai fait trois voeux ce soir. Trois voeux inconscients, au fond de moi, portés...
juillet 2011
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Lise in the sun with demons
Cela faisait longtemps, ce petit goût à la fois âpre et sucré, qui descend d’un coup au fond de la gorge, pour pénétrer le sang et chaque pore de ma peau, me dévorer comme toute douleur humaine. Tout se modifie, au fond de moi, révélant le peu que je connais de mon être, et me permettant de chercher dans les renflouements du paysage comme dans tout ce que j’ai pu écrire, tout ce...
janvier 2011
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Like every sunday
Laissez-moi aller bien.
Et regarder encore le soleil.
J’ai encore peur d’être trop, au-delà de ce que l’on peut construire.
Une vraie solitude dans la perspective de vraies retrouvailles serait idéale.
décembre 2010
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Optionnel(le(s))
Haha.
Si j’avais à vanter les ébats de l’Homme avec l’Homme, je vous conduirais sur les berges du Pacifique.
Là, on fait l’amour sans amour, et avec de l’argent. On a l’honnêteté de monneyer son temps.
Tout a un prix chérie, et le plaisir aussi.
Si tu as du courage et de la force, tu t’opposeras à ce système. Tu t’opposeras à la doxa sexuelle,...
Comment j'ai inventé le reste
Et inversé le tout.
[…]
La neige s’écroule, le froid s’étale.
Tu crois au retour. Prompt mais jamais salutaire.
Tu évases ton visage. Perçois l’amour.
La neige s’écroule.
[…]
On croira à ta chute comme à celle de ceux qui ont précédé ta beauté ; on saura que mourir est plus qu’une fatalité, dans un monde où finalement seul le pardon existe.
Et...
Etat de faits
Elles sont toutes les mêmes. Là, et lasses. Je rêve de pouvoir en aimer, au moins une seule, de ne pas avoir à la choisir plutôt que de les laisser me vouloir toutes, sans jamais les voir venir à moi. Mais je vais me heurter à ce même vide, cet éternel désert de vie, et j’attendrai, je rechercherai une profondeur miraculeuse, en ne vivant que pour moi.
Je ne suis presque plus rien, à...
Sommeil
La drogue… La nuit de samedi à dimanche a été dure pour mon corps, à bien des égards. J’ai tout oublié. J’ai laissé la musique entraîner ma conscience ; elle a tenté de bercer mes illusions, mais je n’ai pensé qu’à mon véritable premier amour. Perdu, perdu pour cette vie.
Je la retrouvais toujours. Cette brillante lumière.
Mais quand me réveillerai-je ?
novembre 2010
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Il neige et le monde tremble
Le temps d’attendre. Un train qui passe, qui reviendra, une illusion perdue qui se muera en réalité tenue fugitivement… Voilà ce qui frappera l’âme, pensons-nous vulgairement. Voilà quelle sera la réponse que l’imaginaire apporte sur son plateau démentiel, argenté, pur et dénué de paroles. On peut assassiner avec d’autres reflets, par le biais d’autres miroirs.
...
Portraits de femmes
Une petite lueur - celle de la certitude. Un mouvement de mes cheveux, parce que je sais, qu’en face de moi viendra une femme à la beauté vraiment latente, vraiment frustrante, de fait. Qui m’aime en secret, croit-elle.
La première avait les cheveux en balance au-devant de son front : ils caressaient sa peau grêlée par le maquillage, et elle cachait, se fourvoyait derrière son...
Je veux un canapé
Dans ce qui suit, on verra que, bien que Dieu ait créé de Lui-Même l’univers et tout ce qu’il contient, néanmoins il n’y a pas dans l’univers créé la moindre chose qui soit Dieu ; ainsi que plusieurs autres propositions qui mettront ce sujet dans toute sa lumière.
Merci Emmanuel.
J’aimerais m’étendre. Boire du sable, me réfugier dans l’eau de mer....
Violence et accessoires
Je me promenais, tranquillement, dans des rues hostiles - en somme les rues des villes. Celles-ci ont l’impudeur d’une pute, une pute de luxe - sinon ce n’est pas drôle, et alors ce sont vraiment de pauvres femmes à la maturité décadente que nous croisons près de la gare, dévêtues sous leur long manteau de laine bouillie.
Les rues retiennent. Elle pompent ce qu’il y a de...
Aperçu de la déraison
Parfois, je me suis placée en juge de la vérité humaine : celle qui s’égare ; tu sais, qui se broie contre les vagues, qui attend qu’on la dénonce face à une tribune, qui tue pour qu’un jour on la voit telle qu’elle se croie être. Dans sa dureté, dans son imposture, son inconsistance.
J’ai connu des hommes et des femmes qui avançaient avec la dureté...