Pensées suédoises…
Là-bas… Le son est encore perceptible, rien ne lui est semblable. Personne ne me croit quand je dis que je peux parler au vent.
Je crois que j’ai compris. Au fond, on est vraiment un créateur que quand on n’a plus rien à dire. Ecrire la vie pour ce qu’elle a d’exemplaire est un devoir qui ne sied pas à beaucoup d’Hommes, et il les astreind souvent à ne pas vivre… Mais il faut être un créateur pour vivre.
Ca a une certaine beauté de finir sa vie littéraire à 20 ans ; tout pouvoir n’a jamais été très facile, et quand la potentialité ne trouve pas ses limites, c’est à la volonté de prendre la relève. Mais qui peut vouloir ne pas tout connaître ?
Surtout quand on a déjà tout créé… Ce qui est beau, c’est la rencontre du dissemblable. Les mouvements qui s’harmonisent. Ce qui est beau, c’est d’être là où il n’y a rien, d’y exister quand même. S’imposer, comme une fleur dans le désert, et prodiguer, sans cesse, et produire, jusqu’au moment où l’immobilisme ne devient plus un arrêt de l’évolution, mais bel et bien une position statuaire dans le monde : alors seulement on peut couler ton image dans le bronze et écrire ton nom dans la mémoire des Hommes.
Certains êtres sont des rayons de soleil ; mais être soi suffit à faire briller plus d’un monde. Les astres ont tous quelque chose de grand et d’inexprimable, justement parce qu’ils s’imposent, parce que leur réalité dépasse l’image que nous nous faisons d’eux ; parce que les pensées à leurs propos, même du plus intuitif génie, ne sont que pures spéculations. La seule évidence, c’est leur existence.
Maintenant, à toi de jouer…
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auringonlasku a publié ce billet